L'artiste Ai Weiwei au Mucem

 

du 20 juin au 12 novembre 2018 - Marseille

 

Le Mucem invite l’artiste chinois Ai Weiwei, l’un des acteurs majeurs de la scène artistique internationale. Photographe, architecte, sculpteur, performeur, cinéaste, activiste sur les réseaux sociaux, son œuvre associe la pensée chinoise à l’art contemporain, s’inspirant notamment de Marcel Duchamp et d’Andy Warhol. Si ses créations interrogent nos sociétés avec tant de force, c’est parce qu’elles mettent en scène des objets du quotidien qui, par le geste de l’artiste, deviennent œuvres d’art.  
 
Ai Weiwei est le fils du célèbre poète chinois Ai Qing (1910-1996), qui découvrit l’Occident en 1929 après avoir débarqué à Marseille, sur les quais de la Joliette, à l’endroit-même où se situe aujourd’hui le Mucem. L’artiste nous propose ainsi un voyage à travers le temps et son œuvre, qu’il relie à son lignage paternel. Faisant apparaître des résonances inédites, cette exposition nous permet d’aborder le travail d’Ai Weiwei sous un jour nouveau.  
 
Cinquante œuvres dont deux productions inédites (photos, sculptures, installations), mises en parallèle avec cinquante objets des collections du Mucem, nous invitent à questionner des concepts opposés comme « Orient » et « Occident », « original » et « reproduction », « art » et « artisanat », « destruction » et « conservation ». Mais, avant tout, elles remettent en cause la pertinence de nos systèmes d'interprétation. 
 
Commisariat : Judith Benhamou-Huet, commissaire d'expositions, critique d'art et écrivain
Scénographie : Cécile Degos
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le vent pousse la mer (détail) 2004
 
Jusqu'au 6 janvier 2019
au Musée d'Art moderne de la ville de Paris
 
Zao Wou-Ki, l'espace est silence
 
 
 
 
 
 
 
 

Présentation

 

 

La vie du Bouddha est un thème fréquemment représenté dans les temples ou les grottes bouddhiques. Les épisodes les plus connus (naissance du futur Bouddha, les quatre sorties de Siddharta, la période ascétique, l’Eveil de Bouddha, etc. jusqu’au parinirvana) sont en effet illustrés sur les fresques murales ou les sculptures des temples et grottes bouddhiques en Chine et dans les autres pays d’Asie.

Dans ce beau livre il s'agit de fresques relatant la vie du Bouddha  que l'on peut voir dans des sites boudhhiques de la Haute-Birmanie. Elles datent des périodes de la fin du XVI° siècle à la fin du XVIII°siècle qui ont vu naître les styles picturaux Nyaung-yan. L’ouvrage est abondamment illustré en couleurs, et chaque peinture y est fort heureusement commentée et décrite avec précision, tant il n’est pas toujours évident pour le néophyte de décrypter certaines d’entre elles. 
La vie du Bouddha, Peintures murales de Haute-Birmanie, est un ouvrage de Cristophe Munier-Gaillard et Alexey Kirichenko avec la collaboration de Minbu Aung Kyaing. Editions Findakly
 
 
 
Présentation de l'éditeur :
 
Pendant les siècles qui suivent la destruction du grand empire dont le centre était Bagan, le bouddhisme demeure le ciment de l’identité birmane.
Pour manifester leur piété, les notables birmans qui règnent sur les petits fiefs régionaux de Haute-Birmanie vont commanditer le travail de centaines de peintres. Ces derniers auront pour tâche de couvrir les murs des innombrables temples et grottes de peintures narratives illustrant les principaux épisodes de la vie du Bouddha et de ses incarnations précédentes.
Pendant plus de trois siècles, des générations d’artistes locaux anonymes vont élaborer un style populaire très éloigné des influences indiennes qui avaient été la marque de l’art médiéval à Bagan. Ce style Nyaung-yan porte le nom de la période éponyme et ne doit rien non plus aux influences siamoises qui se feront sentir ultérieurement.
Cette production, exclusivement religieuse, est la manifestion artistique originale et féconde d’une période de l’histoire birmane peu connue que C. Munier-Gaillard et A. Kirichenko étudient depuis de nombreuses années.
Ils ont sillonné cette région pour faire l’inventaire détaillé de ses monuments. Leur connaissance intime de la peinture et du bouddhisme birmans se conjuguent avec leurs travaux universitaires pour faire de cette Vie du Bouddha un document vivant et inédit.  
 

 

 

Un des trésors de Taiwan est la multiplicité et la variété de ses temples. Qu'il soit d'aspect modeste, blotti au fond d'une impasse, ou bien de taille importante au décor foisonnant, le temple ici accueillera toute personne qui voudra honorer ou solliciter une ou plusieurs divinités, à n'importe quel moment de la journée.

 

 

On retrouve à Taiwan tous les dieux du panthéon classique chinois de la religion populaire, composé de personnages de la mythologie (ex. le dieu de l'agriculture Shennong), de divinités stellaires (ex. Doumu, la mère du boisseau, et ses fils étoiles de la Grande Ourse) de personnages historiques divinisés dont le plus représenté est incontestablement le général des "Trois Royaumes" Guanyu (Guandi), de héros légendaires ou littéraires comme le "Grand Saint Egal du Ciel" qui n'est autre que le Roi des Singes du roman "Le pélerinage vers l'Ouest" ou Xiyou ji.  

 

Dieu des lettrés au temple Huiji 

 

La divinité sans aucun doute la plus honorée est Mazu (photo ci-dessous), la protectrice des pêcheurs. On peut trouver sa statue dans la quasi totalité des temples de l'île.

Dans les temples bouddhiques, on trouvera les principales divinités comme le Bouddha Sakyamuni, le Bouddha Amithaba, le boddhisatva Guanyin ou déesse de la Miséricorde. 

 

Nombreux sont les temples fondés par les communautés d'émigrants en provenance du continent en particulier de la province du Fujian à partir du 17e siècle sous la dynastie Mandchoue. Le plus emblématique de ces temples est le temple taoïste Bao'an  de Taipei édifié en 1742 qui honore le "Grand souverain protecteur de la vie" : Baosheng Dadi, une divinité venue du Continent. Les sculptures sur pierre et sur bois, peintures murales et l'ensemble du décor a bénéficié d'une campagne de restauration saluée par un prix de l'Unesco en 2003.

 

En Chine, bien que les temples soient fréquentés par de plus en plus de fidèles depuis une trentaine d'années, un grand nombre d'entre eux sont devenus des sites touristiques dont l'accès est payant. Il arrive que le manque de décor et la piètre qualité de la statuaire surprennent le visiteur. Les soubresauts politiques du 20° siècle telles les destructions pendant la Révolution culturelle en sont une des causes principales. 

A Taiwan, on peut constater au contraire que les temples sont ouverts à tous les visiteurs sans accès payant (sauf de rares exceptions) et que de très nombreux temples abritent des statues des divinités d'une grande finesse. Le décor riche et foisonnant (dorures, sculptures en pierre ou en bois, bas-reliefs, fresques tout à fait admirables, témoigne de la vitalité et du savoir-faire des artisans de l'île.

 

Les statues ici deviennent noires car la fumée d'encens ne cesse d'imprégner les vêtements et les parties découvertes de la divinité. Cette couleur "charbon" symbolise une dévotion profonde de la population, renforçant d'autant plus l'efficace de la divinité. Cependant, lorsque la statuette est trop abîmée par une longue exposition à la fumée, elle est remplacée par une autre nouvellement sculptée, dont on insufflera l'âme de la divinité lors d'un rituel spécifique.                    

Ci-contre : Guanyin, déesse de la miséricorde

 

 

Les dieux ne sont pas disposés au hasard sur les autels. Ces derniers supportent les statuettes et le mobilier nécessaire aux divinités. Ainsi par exemple, s'il s'agit d'un dieu ayant obtenu un poste officiel dans la bureaucratie céleste, on le verra assis sur un siège digne de son rang, devant son bureau d'officiel avec porte pinceau, sceau, etc, avec de chaque côté de la table un assistant ou un conseiller, les divinités étant souvent représentées en triade. L'ensemble est disposé de telle sorte que la scène semble vivante. 


à gauche : statue du "Grand Saint Egal du Ciel", le Roi des Singes divinisé

 

 

D'après un recensement officiel, il existe actuellement à Taiwan plus de 12 000 temples dédiés aux cultes bouddhique (19,5%), taoïste (78,35%), et de la religion populaire Yi Guan Dao (1,83%). Tainan, au sud de l'île abrite à elle seule 1 613 temples.

 

  cérémonie privée dans un temple de Tainan

 

Texte et photographies © Michèle Zedde
Tous droits réservés
 
 
 
 
 

Présentation

 Christine Leang est une jeune historienne qui vit actuellement à Shanghai et qui a publié en 2013 un ouvrage fort intéressant sur les parcours de trente-six « destinées françaises dans l'Empire du Milieu ». Sous forme de synthèses réussies l'auteur nous parle de ces personnalités attachantes, célèbres pour certaines ( Pierre Teilhard de Chardin, Georges Soulié de Morant, Victor Segalen, Alexandra David-Néel ), moins connues pour d'autres ( Elise Rieuf, Claude Rivière, Auguste Boppe ), mais qui ont mérité son attention.

 

Toutes ces personnalités se sont révélées d'excellents ambassadeurs des échanges culturels entre nos deux pays. Elles furent surtout animées par une passion sincère pour la Chine et sa civilisation. On apprend que la plupart d'entre elles ont fait preuve de comportements altruistes envers la population, en particulier pendant les guerres civiles qui ont rongé le pays au 19e siècle et au 20e siècle.

A travers les destinées de ces Français en Chine, apparaissent en filigrane les tumultes politiques que subit la Chine en particulier si l'on considère la période qui va de la deuxième moitié du 19e siècle à 1949, période historique encore trop mal connue en France.

 

Enfin le livre est d'une lecture fort agréable et je ne suis pas étonnée que l'ouvrage ait reçu un excellent accueil à Shanghai. En effet « Embarquement pour la Chine » fut dès sa sortie le best-seller de la librairie française L'Arbre du voyageur.

 

Le point de vue de l'éditeur Pacifica :

Monseigneur Favier, Auguste Boppe, le Consul Béchamp, Edith Mankiewicz, le Docteur Bussière, Roderick Egal, George Soulié de Morant… Des noms qui sont tombés dans l'oubli. Tous, pourtant, ont eu une histoire exceptionnelle. Ils ont foulé de leurs pieds la terre de Chine, à une époque où celle-ci n'était accessible qu'après des mois d'une longue traversée en bateau. Certains de ces personnages se sont même croisés ; d'autres ont fait face à leurs homologues locaux, parfois des hôtes, parfois des ennemis. De ce passage en Chine, tous en ont vu leur destin profondément transformés.
Des premiers missionnaires jésuites aux derniers diplomates, en passant par ces hommes qui ont bâti les concessions françaises, et ceux et celles qui sont allés chercher l'exil dans cette contrée lointaine, Embarquement pour la Chine nous invite à un voyage au cœur de l'Empire du Milieu, à travers les histoires et les destinées de ces Français qui ont découvert la Chine entre les années 1740 et 1950.

 

Embarquement pour la Chine : Histoires et destinées françaises dans l'Empire du Milieu, de Christine Leang. Editions Pacifica, 2013